Et si l’avenir de l’aide à domicile passait par un changementprofond de posture managériale ?
Et si la collaboration devenait un véritable levier d’engagement, demotivation et d’attractivité métier ?
Imaginez une structure d’aide à domicile où les équipes sesentent reconnues.
Où elles portent volontairement des projets.
Où les managers ont retrouvé du temps, de la sérénité et du sens.
Sans augmentation dela masse salariale.
Avec une amélioration continue de la qualité de service.
Cette histoire existe. C’est celle du GCSPI et du CCASde Lormont.
1. Le point de départ : un métier essentiel… sous tension permanente
Depuis plusieurs années, les structures d’aide à domicile etles CCAS font face à des défis bien connus :
- Pénurie de professionnels,
- Usure physique et mentale des équipes,
- Turnover,
- Organisations très directives,
- Exigences croissantes avec des moyens contraints.
En 2021, le GCSPI – Groupement de CoopérationSociale de la Presqu’île (Ambès, Bassens, Ambarès, Carbon‑Blanc, Lormont)fait un choix décisif :
Expérimenter une organisation collaborative, encommençant par un seul métier clé : l’aide à domicile.
« Avant, mes décisions redescendaient vers les équipes… sans être vraiment discutées. » - Émilie Rubio, Responsable du GCSPI
Du côté du CCAS de Lormont, le diagnostic est proche :
« Mon management était directif, hésitant, avec peu d’alignement et de créativité. »
Aurélie Durand‑Dulin, Directrice adjointe du CCAS de Lormont
En surface, le système tenait. En profondeur, il s’épuisait.
Le métier étai tessentiel, mais l’organisation ne permettait plus d’en prendre soin
durablement.
2. Le déclencheur : oser changer de paradigme
Le point de bascule survient avec l’appel à projet IMANO,porté par Clotilde Bergue et le Gérontopole d’Aquitaine, autour des pratiques innovantes dans l’aide à domicile.
« Je me suis dit : ce métier‑là, on ne peut plus le penser comme avant. » -Émilie Rubio
Pour Aurélie Durand‑Dulin, c’est la rencontre avec la démarche portée par le GCSPI accompagnée par Sens Collectif qui fait sens :
« Nous cherchions quelque chose de transversal, de global, aligné avec nos valeurs. Pas seulement une énième formation. »
3. L’accompagnement de Sens Collectif : ni recette, ni modèle plaqué
Dès le départ, le choix est clair :
👉pas de solution toute faite,
👉pas de modèle importé,
👉pas de transformation descendante.
L’accompagnement proposé par Sens Collectif repose sur plusieurs piliers :
- Créer un espace de sécurité pour expérimenter,
- Travailler d’abord sur les postures,
- Outiller progressivement les équipes,
- Former l’équipe du changement pour accompagner dans le temps long,
- Faire du terrain le point de départ des décisions.
« Ce que je sentais intuitivement, j’ai appris à l’outiller. Et surtout, je ne me sens plus seule. » - Aurélie Durand‑Dulin.
Les outils ne précèdent jamais le sens.
Ils viennent servir ce qui émerge : codéveloppement, décisions par consentement, élections sans candidat, facilitation graphique, travail sur les rôles…
« Aujourd’hui, je ne me définis plus comme responsable, mais comme facilitatrice. » - Émilie Rubio
4. Une transformation progressive… profondément humaine
La démarche démarre à l’échelle du GCSPI, avec les aides à domicile.
Puis, par capillarité, elle infuse l’ensemble des missions du CCAS deLormont.
Ce n’est ni linéaire, ni magique.
Il y a des doutes. Des résistances. Des ajustements permanents.
Mais quelque chose s’ouvre.
👉 Le rapport aupouvoir change.
👉Le rôle du manager évolue.
👉Le collectif devient une ressource.
5. « Là, on a su que ça changeait vraiment »
Les premiers signes arrivent sans bruit.
Quand des aides à domicile animent elles‑mêmes des groupes de travail.
Quand des agents de terrain prennent des initiatives sans attendre la validation hiérarchique.
Quand des cadres osent dire : « J’ai besoin du collectif ».
Aujourd’hui, 5 ans plus tard, la responsabilité et l’autonomie s’expriment pleinement au CCAS de Lormont :
- Les recrutements sont menés avec des professionnels du terrain,
- Les équipes organisent des projets de bout en bout et les mènent sans validation hiérarchique systématique,
- Des managers osent demander de l’aide au collectif,
- Des décisions sont prises par consentement,
- Des élections se font sans candidat,
- Une newsletter interne est pilotée sans les cadres,
- Un livret d’accueil est construit par les agents eux-mêmes,
- Les silos entre services commencent à tomber au profit d’une logique de parcours usagers.
👉 Les agents de terrain sont devenus acteurs de l’organisation.
6. Engagement, motivation, attractivité : des effets très concrets
La question revient toujours : « Oui,mais tout ça… combien ça coûte en temps, en ressources ? »
La réponse surprend.
« On n’a pas augmenté la masse salariale. On a travaillé autrement. »
« On a fait le pari de la sobriété managériale. Et on a gagné du temps, de l’énergie… et de l’engagement. »
Les résultats observés :
- Les équipes sont plus stables avec un sentiment de reconnaissance qui s'est accru. Une aide à
domicile le résume ainsi : « Jereste parce que mon manager m’écoute. ». Une phrase qui ne se prononçait pas il y a quelques temps. - Des collaborateurs demandent à rejoindre le CCAS ; nous sommes devenus attractifs.
- Les bénéficiaires sont davantage associés dans nos actions telles que des comités d’usagers,
des cafés seniors, - Nos partenaires se mobilisent massivement (jusqu’à 40 partenaires sur certaines actions).
7. Du métier d’aide à domicile… à l’ensemble des missions du CCAS
La transformation ne reste pas cantonnée à un service.
Elle irrigue progressivement :
✅L’accès aux droits
✅La lutte contre l’isolement
✅Les actions partenariales
✅Le travail en réseau
✅La participation citoyenne
Le CCAS de Lormont devient un véritable laboratoirevivant de coopération.
« On est identifiés pour notre manière de travailler ensemble. Pas seulement pour ce qu’on fait. »
8. Et aujourd’hui : la transition écologique comme nouveau terrain de coopération
Fortes de cette cuture collaborative acquise, Émilie Rubio et Aurélie Durand‑Dulin embarquent aujourd’hui leurs équipes dans de nouvelles expérimentations, toujours aux côtés de Clotilde Bergue, pour explorer :
- La sobriété des ressources,
- La mobilité des aides à domicile,
- La qualité de vie au travail,
- L’anticipation des chocs à venir.
« Sans la culture de coopération, nous n’aurions jamais osé ouvrir ces sujets. »
L’organisation collaborative devient alors un socle de robustesse pour l’action sociale.
Ce que peuvent retenir dirigeants et DRH de l’aide à domicile et des CCAS
👉 La transformation peutcommencer par un seul métier
👉L’engagement ne se décrète pas : il se construit collectivement
👉L’attractivité passe par la reconnaissance, la confiance et l’autonomie
👉L’organisation collaborative renforce la robustesse
👉Ne pas cheminer seul est clé
« Osez la transformation en équipe pour faire évoluer et rayonner vos écosystèmes en profondeur. » - Aurélie Durand‑Dulin
Cette histoire est celle du GCSPI, du CCAS de Lormont, d’Aurélie Durand‑Dulin, d’Émilie Rubio, de leurséquipes, et d’un accompagnement au long cours mené par Sens Collectif.
Elle pose une question simple et puissante :
💬 Et dans votre organisation, par quel métier pourrait commencer la transformation ?
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